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HTWW a trailer for HTWW
une proposition de Roxane Bovet

de 18h à 23h
à 18h45: digression

HTWW est la bande annonce d’une exposition, un projet fragmenté qui prend place sur différentes plateformes physiques et virtuelles; une proposition qui a la forme de ce dont elle parle. Pour one gee in fog et two gees in eggs: Art & Language, Dayna Casey, Steve Roggenbuck, Lawrence Weiner.

beers & food & speak & listen & look

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www.twogeesineggs.com

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ce nouveau projet, mené conjointement par l’équipe de one gee in fog et mathieu arbez hermoso, tentera de manier une série de déplacements et de mises en relation : la mise en relation des programmations de one gee in fog, comme espace d’exposition physique, et de two gees in eggs, comme espace d’exposition virtuel ; le déplacement des différentes propositions d’invitation et la mise en relation des idées qu’elles portent ; la mise en relation de nouveaux médias et des transformations ontologiques qu’ils opèrent et réalisent comme autant d’approches de l’exposition – exposer internet, exposer google, exposer youtube, exposer tumblr, exposer instagram, exposer des webtutoriaux, exposer pirate bay, exposer des tactiques, etc.

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this new project, conducted jointly by the team of one gee in fog and mathieu arbez hermoso, will attempt to operate a series of shiftings and linkings : the linking of the programs of one gee in fog, as a physical exhibition space, and of two gees in eggs, as a virtual exhibition space ; the shifting of the different invitations and the linking of the promises they hold ; the linking of new medias and the ontological transformations they engage and carry out as so many ways of exhibiting – exhibiting the internet, exhibiting google, exhibiting youtube, exhibiting tumblr, exhibiting instagram, exhibiting webtutorials, exhibiting pirate bay, exhibiting tactics, etc.

Unnarrative

EIN VORSCHLAG VON CEEL MOGAMI DE HAAS
MIT MATHIEU ARBEZ HERMOSO, ROXANE BOVET, LUCAS CANTORI, YOAN MUDRY, CAMILLA PAOLINO AND SIMON RIPOLL HURIER.

VERNISSAGE: 16. NOVEMBER 20:30 UHR
AB 17. NOVEMBER in Kassenhäuschen des Kino REX, Schwanengasse 9, 3011 Bern

Für Sou-Sou #2 schlägt Ceel Mogami de Haas ein Dispositiv um einen Film herum vor, ohne Geschichte, ohne Schauspieler, ohne Filmregisseur, ohne Motiv, ohne Anfang oder Ende. Dieser Film, der eigentlich gar keiner ist, wurde vom französischen Künstler Mathieu Arbez Hermoso ersonnen. Man erkennt kaum die Statisten der zahlreichen Filme, die Arbez Hermoso auf seiner alten LACIE Festplatte aufbewahrt: via μTorrent heruntergeladene Filme, codierte Thriller, überkomprimierte divx Dateien, glanzlose .mp4, desynchronisierte .avi. Diese Statisten wurden jeweils vom Hintergrund herausgelöst, in dem sie herumgeisterten und in den Vordergrund gerückt. Sequenzen, zufällig und in unendlicher Folge mittels eines durch den Künstler geschriebenen Programms aneinandergereiht, zeigen sie beim Mittag- oder Nachtessen, beim Gehen oder Laufen, Weinen oder Lachen, während sie sich betrachten oder angeschaut werden, alles mit der bedrückenden Sorglosigkeit des Banalen, das den Hintergründen eigen ist. Dieses Unerhebliche der zweiten oder dritten Ebene, deren Zweck es ist, den Vordergrund zu kontrastieren, wird in Unnarative hervorgehoben und dem Auge aller vorgeführt: durch die Abwesenheit des Vordergrunds werden die niedrig aufgelösten Bilder der unklaren Irrwege der Statisten zu einem elementaren und unendlichen Film ohne Eigenschaften.

Um diese Illusion zu vervollständigen, hat der niederländische Künstler Lucas Cantori das Plakat zum Film Unnarrative entworfen und der französische Künstler Simon Ripoll-Hurier den Originalsoundtrack dazu komponiert. Er hat ebenfalls ein paar Filmkritiker gebeten, eine formgerechte Kritik zum Film zu verfassen.

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Le film sans qualités

Pour sou sou # 2, Ceel Mogami de Haas propose un dispositif autour d’un film sans histoire, sans acteurs, sans réalisateur, sans motif, sans début ni fin. Ce film, qui n’en est pas un, a été conçu par l’artiste français Mathieu Arbez Hermoso. On y voit exister vainement les figurants des nombreux films qu’Arbez Hermoso stocke sur son vieux disque dur externe LACIE : films téléchargés via μTorrent, thrillers encodés, divx surcompressés, .mp4 ternes, .avi désynchronisés, etc. Ces figurants ont été détachés des arrières plans (seconds plans, troisièmes plans) qu’ils hantent habituellement pour être ramené à l’avant plan. Des séquences, montées aléatoirement et indéfiniment à l’aide d’un programme informatique développé par l’artiste, les montrent en train de déjeuner ou de dîner, de marcher ou de courir, de rire ou de pleurer, de regarder ou de se regarder, avec l’insouciance pesante du banal propre aux arrières plans. Cet anodin du second ou troisième plan, dont la finalité est de contraster avec le substantiel du premier plan, est dans Unnarative grossi et exhibé au regard de tous : en l’absence de premier plan, l’errance indistincte des figurants en basse définition devient un film, élémentaire, indéterminé, sans qualités.

Afin de compléter l’illusion, l’artiste néerlandais Lucas Cantori réalisera l’affiche du film Unnarative tandis que l’artiste français Simon Ripoll-Hurier composera la bande originale. Il sera aussi demandé à plusieurs critiques de films d’écrire une critique en bonne et due forme.

Le film sans qualités, une proposition de Ceel Mogami de Haas, avec Mathieu Arbez Hermoso, Lucas Cantori et Simon Ripoll Hurier.

http://unnarrative.pysgs.net

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PiRaTeD est un projet d’exploration des processus d’apparition et de consommation de formes liés aux nouvelles technologies. Ici pensé comme un cinéma autre, PiRaTeD est aussi le nom d’une entité fictive qui déploie, sur internet, un répertoire de films dont l’image a été horizontalement inversée. Dans la plupart des cas, les indices – principalement textuels – permettant d’identifier une telle altération ne sont pas perçus, ou sont ignorés. Ces négligences permettent à ce cinéma renversé de reprendre efficacement à son compte les codes utilisés par les équipes qui récupèrent et partagent les produits d’une vaste industrie iconographique pour se propager en double cinématographique, depuis 2015, sur les trackers bittorent du monde entier, sur les plateformes de partage de vidéos, sur les réseaux sociaux, sur les forums, etc.

exposer internet

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Tuva est un projet d’exploration et de spéculation documentaires à partir des relations existantes entre le territoire et la culture touvaine, sa colonisation par l’U.R.S.S., les techniques de corps spécifiques au peuple tuva, notamment le chant de gorge, et ce que le critique d’art canadien Stephen Wright a qualifié de crise lexicale de l’art contemporain – un art incapable de se pratiquer et de se penser en dehors des institutions normatives que sont l’œuvre, l’auteur et le spectateur.

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Pensé dès le départ comme un projet éditorial visant à explorer les éléments d’une historiographie à travers les éléments d’une autre historiographie, Tuva se déploie sous la forme d’un objet en ligne et de fragments vidéographiques et sonores mettant en correspondance différents régimes d’images et de modes narratifs qui sont autant de possibilités pour un film toujours à faire.

http://tuvatuva.pysgs.net

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Tuva a reçu le soutien de la Direction Régional des Affaires Culturelles de Bourgogne, du Conseil Général de Côte d’Or et de nombreux contributeurs via Kisskissbankbank.

1:1 #9

1:1 #9 | Adrien Guillet

Mathieu Arbez Hermoso | Delphine Bedel

Choisir d’arrêter certaines images du flux. Non qu’elles soient particulièrement belles mais qu’elles parlent. Les figer sur le papier. Les détourner pour les inscrire dans un moment : l’échange. Énigme moins esthétique que pratique. Encore que pratique. Photographie binaire. Le pas de côté.

Poésie papier tirée d’un fil, la trace d’une vie. Petit objet charmant à chérir. C’est Adrien Guillet qui en pose toujours le premier jalon. Appel à l’autre qui regarde et répond. Le troisième observe. On pense réagir, exister, faire advenir un espace qui serait du commun qui serait interstice, cartographie. Quoi. Sur une scène qui dit oui mais non, surtout pas l’establishment. Et le design de Dieudonné Cartier surenchérit.

Déjà neuf volets de cette tribune d’expression libre (contrepied de la dissertation) en forme de réseau ; tissage d’amis, de connaissances ou d’invités. Ici, le jeu s’ouvre sur des chatons mignons qui s’adressent à nous sur fond vert à l’endroit d’une vieille publicité pour Kodak. Qu’immortalise l’image ? Et quand elle sert de support au message commercial d’une marque qui m’incite à moi-même produire du cliché ? Delphine Bedel de répondre depuis 2014, Berlin Alexanderplatz, Fernsehturm im Nebel : qu’est-ce qu’on émet ? La brume effaçant justement la partie centrale, cruciale, de la tour : l’étage des humains. Mathieu Arbez Hermoso, l’observateur désigné, vole le son de Glasgow, Kentucky, United States, 2016 pour nous le transmettre en temps réel via une caméra IP piratée pour illustrer (expliciter ou simplement dire) un propos-vague : « Quand la mer déferle sur la rive sans régularité pas sans règles. » Penser déduire la dimension des objets depuis les clichés photographiques. Poïétique inversée. Boucle bouclée.

Clare Mary Puyfoulhoux

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From Nouméa, Nouvelle Calédonie

Inspiré par les documents révélés par Edward Snowden en 2013 sur l’état des technologies et des dispositions gouvernementales relatives à la surveillance de masse opérée à une échelle globale par les États-Unis, From est un dispositif qui fonctionne comme une forme musicale ; une porte ouverte sur une composition aléatoire et un addendum qui peut être lue comme une stratégie de prise de parole sur un ensemble déjà discursif qui serait celui des autres propositions constitutives de l’exposition.

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Une caméra IP placée dans un espace privé quelque part dans le monde est piratée (à Pana, dans l’Illinois pour l’exposition In a suit woven of the finest mist, à San Martín de los Andes, Neuquén en Argentine pour l’exposition Long distance communication, à Nouméa, Nouvelle Calédonie pour l’exposition 287 chemin de la Madrague Ville). Le flux audio, capté en permanence par la caméra à l’insu des occupants et diffusé en temps réel dans l’espace d’exposition, constitue une édition sonore. En superposant la captation sonore issue d’un espace privé à l’espace d’exposition, From place le visiteur dans une position d’écoute, d’attente et de voyeurisme.

http://ooooooooooooooooooffffffffffffff.tumblr.com/

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